Les agonistes des récepteurs du GLP-1 réduisent le risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque par rapport aux inhibiteurs de la DPP-4
Une étude d’émulation d’essai cible publiée dans Circulation rapporte que, chez des patients atteints de diabète de type 2, les agonistes des récepteurs du GLP-1 sont associés à un risque plus faible d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque que les inhibiteurs de la DPP-4. Le risque apparaît comparable à celui observé avec les inhibiteurs de la SGLT-2.
Les agonistes des récepteurs du GLP-1 sont associés à un risque plus faible d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque par rapport aux inhibiteurs de la DPP-4 et à des risques similaires par rapport aux inhibiteurs de la SGLT-2 en pratique clinique courante chez les patients atteints de diabète de type 2, selon une étude d’émulation d’essai cible publiée dans Circulation en février 2026.
Deux essais cibles ont été émulés à partir de données de soins de santé en population générale provenant de Stockholm, en Suède (2010-2021). L’essai cible 1 incluait 32 979 patients (42 % sous GLP-1RA et 58 % sous DPP-4i), avec un âge moyen de 64 ans et 40 % de femmes, tandis que l’essai cible 2 incluait 30 104 patients (49 % sous GLP-1RA et 51 % sous SGLT-2i), avec un âge moyen de 63 ans et 38 % de femmes. Une régression de Cox a été utilisée pour estimer les hazard ratios en intention de traiter, avec une pondération par la probabilité inverse de traitement afin d’équilibrer 72 facteurs de confusion.
L’initiation d’un GLP-1RA était associée à un risque absolu à 3 ans d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque plus faible que l’initiation d’un DPP-4i (3,4 % contre 4,3 %), correspondant à un hazard ratio pondéré de 0,77 (IC à 95 %, 0,66-0,91). Les risques absolus à 3 ans d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque sous GLP-1RA par rapport aux SGLT-2i étaient de 3,6 % et 3,3 %, avec un hazard ratio pondéré de 1,02 (IC à 95 %, 0,85-1,18). La différence de risque absolu était la plus importante chez les patients présentant un risque prédit plus élevé d’insuffisance cardiaque au départ.
Les résultats étaient cohérents pour les molécules prises individuellement, notamment liraglutide et semaglutide, dans les analyses per-protocole, ainsi que dans la majorité des sous-groupes. Dans les analyses de critères de jugement témoins positifs, l’utilisation d’un GLP-1RA était associée à un taux plus faible d’événements cardiovasculaires majeurs (major adverse cardiovascular events) que l’utilisation d’un DPP-4i (hazard ratio pondéré, 0,85 [IC à 95 %, 0,74-0,99]), en accord avec les résultats des essais.
Dans les grands essais d’évaluation des événements cardiovasculaires, les agonistes des récepteurs du peptide 1 de type glucagon réduisent de manière constante les événements cardiovasculaires majeurs à trois points chez les patients en surpoids, obèses et présentant une maladie cardiovasculaire (CVD) établie, avec ou sans diabète. Dans l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée liée à l’obésité, semaglutide et tirzepatide améliorent les symptômes et la capacité fonctionnelle et réduisent les événements d’aggravation de l’insuffisance cardiaque, tandis que les effets sur la mortalité cardiovasculaire restent incertains.
Les données indiquent qu’une perte de poids durable d’au moins 10 % est plus susceptible de se traduire par une réduction des événements de CVD, en plus d’autres mécanismes spécifiques à certains organes qui influencent la santé cardiovasculaire indépendamment de la perte de poids. Les seules données randomisées sur les critères de jugement cardiovasculaires chez des patients obèses sans diabète proviennent de l’essai SELECT avec semaglutide, montrant une réduction marquée des complications cardiovasculaires par rapport au placebo.