Les traitements par agonistes du GLP-1 imposent parfois de reporter une endoscopie ; la Cleveland Clinic observe un maintien du poids après l’arrêt

De nouvelles données indiquent que les patients traités par agonistes du GLP-1 ou du GLP-1/GIP peuvent présenter un contenu gastrique résiduel avant une endoscopie, justifiant parfois une interruption d’au moins une dose ou un report de l’examen. Par ailleurs, une étude de la Cleveland Clinic rapporte qu’une proportion importante de patients maintient la perte de poids un an après l’arrêt de semaglutide ou tirzepatide.

Les patients prenant des médicaments agonistes du GLP-1 ou du GLP-1/GIP présentaient un volume gastrique résiduel important si le traitement n’était pas interrompu avant une endoscopie digestive haute, sauf s’ils suivaient un régime de liquides clairs la veille, selon l’essai randomisé OCULUS. Dans l’essai, chez certains patients ayant pris leur médicament GLP-1 pendant la préparation à l’endoscopie, on a retrouvé un contenu gastrique « cliniquement significatif ». Les chercheurs ont suggéré de conseiller aux patients d’interrompre au moins une dose du traitement ou de reprogrammer l’intervention afin d’éviter les risques d’aspiration ou d’intubation non planifiée.

Une nouvelle étude de la Cleveland Clinic a analysé ce qui se passe lorsque des patients arrêtent de prendre des agonistes du GLP-1 injectables tels que semaglutide et tirzepatide pour l’obésité ou le diabète de type 2. Cette étude rétrospective a inclus près de 8 000 adultes dans l’Ohio et en Floride qui ont arrêté le semaglutide ou le tirzepatide dans un délai de 3 à 12 mois. L’étude a été publiée le 12 mars 2026.

Les patients traités pour l’obésité ont perdu en moyenne 8,4 % de leur poids corporel avant l’arrêt, et n’ont repris en moyenne que 0,5 % un an plus tard. Chez ceux traités pour le diabète de type 2, la perte de poids moyenne était de 4,4 % avant l’arrêt, avec une perte supplémentaire de 1,3 % un an plus tard. Au total, 45 % du groupe obésité et 56 % du groupe diabète ont continué à perdre du poids ou ont maintenu leur poids après l’arrêt du traitement.

Un chercheur du Center for Value-Based Care Research de la Cleveland Clinic, qui a dirigé l’étude, a déclaré que les données en vie réelle montrent que de nombreux patients qui arrêtent le semaglutide ou le tirzepatide reprennent le traitement ou passent à une autre prise en charge de l’obésité, ce qui pourrait expliquer pourquoi ils reprennent moins de poids que les patients inclus dans des essais randomisés. Le chercheur a souligné que beaucoup de patients n’abandonnent pas leur parcours de prise en charge de l’obésité, même s’ils doivent interrompre leur traitement initial.

Chez les patients souffrant d’obésité et de fibrillation auriculaire, les agonistes des récepteurs du GLP-1 pourraient constituer une approche de perte de poids qui répond mieux à leur arythmie, selon des données observationnelles.

Les chercheurs prévoient d’examiner plus avant l’efficacité comparative d’options alternatives de prise en charge de l’obésité chez les patients qui interrompent des traitements par agonistes du GLP-1 tels que semaglutide et tirzepatide.

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References

  1. People Taking GLP-1s Might Be Forced To Delay Certain Medical Procedures · kffhealthnews.org
  2. Cleveland Clinic Study Examines Weight Changes After Stopping GLP-1 Drugs · nationaltoday.com
  3. We're reading about China's GLP-1 drugs, a puzzling FDA rejection | STAT · statnews.com