Marquage UKCA pour le test d’AVC LVOne, fenêtre de 24 heures pour LT 3001 et imagerie du « noyau qui fuit »

L’autorisation UKCA a été accordée au test sanguin d’AVC LVOne, avec un projet pilote au London Ambulance Service. Un essai de phase 2 a montré que LT 3001 est sûr jusqu’à 24 heures après l’AVC ; l’imagerie du « noyau qui fuit » relie la rupture de la barrière à de moins bons pronostics.

Les soins de l’AVC progressent sur plusieurs fronts : Upfront Diagnostics a reçu un marquage UKCA pour son test sanguin rapide d’AVC LVOne, une étude internationale de phase 2 a montré que le médicament expérimental LT 3001 peut être administré jusqu’à 24 heures après l’apparition des symptômes, et une nouvelle recherche publiée dans la revue Stroke introduit un concept d’imagerie du « noyau qui fuit » pour évaluer la rupture de la barrière hémato-encéphalique.

Upfront Diagnostics a indiqué avoir reçu un marquage UKCA pour son test sanguin rapide d’AVC LVOne et s’est associé au London Ambulance Service (LAS), qui utilisera ce test de flux latéral pour identifier, dans l’ambulance, les patients susceptibles de faire un AVC grave. En triant les patients présentant une occlusion des gros vaisseaux (LVO), ils peuvent être redirigés vers des centres spécialisés capables de pratiquer des thrombectomies mécaniques, une procédure qui retire les gros caillots des artères cérébrales. Le directeur général de la société, basée à Cambridge (Royaume-Uni), a déclaré que l’obtention du marquage UKCA constitue une « étape majeure » pour l’entreprise, qu’il a cofondée en 2017. Environ 280 véhicules seront équipés, desservant le centre-nord, le nord-ouest et le nord-est de Londres et couvrant une population d’environ 6,5 millions de personnes. Pendant un projet pilote de six mois, les ambulanciers testeront les patients suspects à l’aide de ce test. Le LVOne mesure deux marqueurs sanguins : les D-dimères, associés à la formation de caillots, et la GFAP, associée aux saignements cérébraux. Ce test, qui repose sur une piqûre au bout du doigt, donne des résultats en environ 10 minutes. L’entreprise explore d’autres déploiements cliniques au-delà du programme actuel et prévoit de disposer des marquages UKCA et CE-IVD pour le LVOne d’ici le premier semestre 2026, avec l’intention de soumettre le test à la Food and Drug Administration américaine dans le cadre de sa voie de demande de novo.

Par ailleurs, les résultats de phase 2 d’une étude internationale sur un nouveau médicament, le LT 3001, nom commercial odat, montrent que ce médicament est sûr et offre aux médecins et aux patients une fenêtre plus large pour un traitement vital. Le médicament actuel le plus courant, le tPA, ne peut être administré qu’environ quatre heures et demie après les symptômes de l’AVC, tandis que les investigateurs ont pu administrer le LT 3001 jusqu’à 24 heures après le début des symptômes. Ces résultats ont été présentés par le directeur médical du Common Spirit Memorial Neuroscience Institute, qui a contribué à diriger l’étude, et pourraient faire une grande différence pour les patients vivant dans la ceinture de l’AVC.

Dans l’étude d’imagerie, les chercheurs ont examiné 291 scanners cérébraux post-AVC et ont pu visualiser et étudier les zones affectées par la rupture de la barrière hémato-encéphalique, également appelée « noyau qui fuit ». Cette rupture — où les parois des vaisseaux sanguins du cerveau deviennent plus perméables ou flexibles et peuvent commencer à se dégrader ou à fuir — est considérée comme un signe de lésion et d’inflammation sous-jacentes et a servi de marqueur de risque accru d’hémorragie après un AVC ischémique. L’algorithme est généré à partir d’IRM existantes réalisées après un AVC, en utilisant les informations d’une séquence déjà collectée dans le cadre des examens cérébraux. Les investigateurs ont constaté que pour chaque augmentation de 1 % de la rupture de la barrière hémato-encéphalique, la probabilité d’un mauvais pronostic — comme la nécessité d’une aide pour les soins, un handicap grave ou le décès — trois mois après un AVC ischémique augmentait de 16 %. Cette imagerie pourrait aider à personnaliser les plans de traitement, notamment les décisions concernant la thrombectomie, les anticoagulants et les médicaments dissolvant les caillots, et pourrait identifier les patients susceptibles de bénéficier d’un traitement alors que l’imagerie conventionnelle suggère le contraire. Soutenue en partie par les National Institutes of Health, cette approche pourrait également éclairer des essais cliniques ciblés et aider à suivre les adultes ayant subi un AVC et présentant un risque accru de complications post-AVC.

Des experts intervenant lors d’une récente conférence ont esquissé un avenir des soins de l’AVC façonné autant par les systèmes, l’équité et la prévention que par le prochain médicament ou dispositif révolutionnaire. Ils ont rappelé comment les soins de l’AVC sont passés d’une époque où les cliniciens d’urgence avaient peu à offrir à celle où des patients autrefois confrontés à des pronostics dévastateurs peuvent retrouver une fonction quasi normale en quelques heures, mais ont souligné que les réseaux de transfert, les systèmes médicaux d’urgence et la coordination interhospitalière doivent être aussi bien dotés en ressources et aussi soigneusement conçus que les thérapies elles-mêmes. L’accès équitable reste primordial, les disparités d’accès représentant la prochaine grande frontière. L’inhibition du facteur XI a été décrite comme un changement potentiellement « radical » dans la prévention du deuxième AVC, qui pourrait remodeler plus largement les soins cardiovasculaires si les profils de sécurité se confirment. On observe également une importance croissante accordée à la prise de décision fondée sur les tissus plutôt que sur des fenêtres temporelles rigides dans l’AVC hyperaigu, et une utilisation accrue de la neuro-imagerie avancée dès la phase la plus précoce de l’évaluation devrait influencer considérablement le diagnostic et le choix du traitement.

Les intervenants ont également attiré l’attention sur les lacunes dans les connaissances, notamment l’AVC cryptogénique, qui peut représenter jusqu’à 30 % des cas même après un bilan complet, et les facteurs de risque non traditionnels et spécifiques aux femmes. Il existe un besoin majeur non satisfait dans la récupération après un AVC au-delà des premiers jours d’hospitalisation, la réadaptation à long terme et l’accompagnement des survivants devant devenir centraux dans l’innovation future. La technologie pourrait jouer un rôle croissant dans cet effort : un chercheur a présenté des travaux sur un dispositif portable capable de mesurer à la fois la quantité et la qualité des interactions sociales quotidiennes, offrant un moyen d’identifier et de traiter l’isolement social pendant la récupération, et un autre a plaidé pour l’adaptation de l’échelle NIH Stroke Scale afin de mieux servir les patients non verbaux et ceux utilisant la langue des signes américaine. La vision globale qui se dégage de la conférence suggère que les changements les plus significatifs à venir intégreront les percées scientifiques à une prestation équitable, une prévention personnalisée, une évaluation inclusive et un soutien durable aux survivants d’un AVC bien après l’épisode aigu.

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References

  1. Future Frontiers in Stroke Care: Biomarkers , Adherence, and Novel Therapies | AJMC · ajmc.com
  2. Blood-brain barrier scans could personalize stroke care using existing MRI data · medicalxpress.com
  3. Advanced Imaging Provides Precision Lens for Treating Stroke - Johns Hopkins Medicine · hopkinsmedicine.org
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  5. Promising New Stroke Drug | | local3news.com · local3news.com
  6. Stroke Leaders Outline a Future Focused on Prevention, Access, and Recovery | AJMC · ajmc.com