Roche fait avancer un essai sur un médicament contre l’obésité et obtient une date de décision de la FDA pour une thérapie du cancer du sein
Roche a communiqué des résultats positifs de phase II pour petrelintide dans le surpoids et l’obésité, avec jusqu’à 10,7 % de réduction moyenne du poids à 42 semaines et aucun arrêt de traitement lié à des effets gastro-intestinaux à la dose maximale efficace. Par ailleurs, la FDA a fixé au 18 décembre la date limite de décision concernant l’approbation de giredestrant dans le cancer du sein.
Roche Holding AG a annoncé des résultats positifs issus d’un essai clinique de phase II évaluant petrelintide, un analogue de l’amyline développé pour traiter le surpoids et l’obésité. L’essai a montré que petrelintide permettait d’atteindre jusqu’à 10,7 % de réduction moyenne du poids corporel à la semaine 42. Le groupe a indiqué qu’aucun arrêt de traitement lié à des vomissements ou à des effets indésirables gastro-intestinaux n’avait été observé à la dose de petrelintide jugée maximale et efficace.
Par ailleurs, la Food and Drug Administration décidera d’ici le 18 décembre si elle approuve le médicament expérimental de la société, giredestrant, dans le cancer du sein, ouvrant la voie à un verdict susceptible d’intensifier la concurrence autour d’une nouvelle classe de médicaments oraux à action antitumorale.
Le dossier de Roche s’appuyait sur les résultats d’une étude de phase 3 montrant giredestrant supérieur aux hormonothérapies plus anciennes pour maintenir en vie, sans aggravation de la maladie, des personnes atteintes d’un certain type de cancer du sein avancé. Le comprimé a également, depuis, démontré son utilité en situation « adjuvante » après chirurgie.
En cas d’approbation, giredestrant deviendrait le troisième SERD oral récemment disponible sur le marché, après les autorisations accordées à Orserdu de Menarini Group et à Inluriyo d’Eli Lilly.
La société a inclus au total 373 personnes dans l’essai evERA et les a randomisées pour recevoir un médicament plus ancien, l’everolimus, associé soit à giredestrant, soit à une hormonothérapie traditionnelle. Les participants traités par giredestrant présentaient un risque relatif inférieur de 44 % de décès ou de progression de la maladie. Parmi les personnes porteuses de mutations d’un gène appelé ESR1 — une altération qui survient pendant ou après l’exposition à une hormonothérapie — le risque relatif était inférieur de 62 %.
À ce jour, les SERD oraux n’ont été approuvés que chez les personnes présentant des mutations d’ESR1. En cas d’approbation, giredestrant viendrait s’y ajouter. Roche prévoit de soumettre « dans les semaines à venir » des données étayant l’utilisation en situation adjuvante et mène également une étude de phase avancée en première ligne dans le cancer du sein. Les résultats de cet essai sont attendus au premier semestre 2026.
Le médicament pourrait devenir « le nouveau traitement de base de référence » pour les tumeurs ER-positives, HER2-négatives, qui représentent la majorité des cas de cancer du sein, a déclaré le directeur général de la division pharmaceutique de Roche lors d’une conférence téléphonique avec des analystes le mois dernier. Le dirigeant a souligné que Roche poursuivait « de nombreuses associations » impliquant giredestrant et d’autres médicaments développés en interne.
Concernant le programme sur l’obésité, Roche a indiqué prévoir de lancer plus tard en 2026 un essai de phase II associant petrelintide à CT-388.