La FDA accepte la demande d’AMM (NDA) de Roche pour giredestrant dans le cancer du sein avec mutation ESR1
La FDA a accepté la New Drug Application (NDA) de Roche pour giredestrant en association avec everolimus dans le traitement du cancer du sein avancé ER-positif, HER2-négatif, avec mutation ESR1. Une décision d’autorisation est attendue d’ici le 18 décembre 2026, sur la base de données de phase III montrant une réduction significative du risque de progression.
La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a accepté la New Drug Application (NDA) de Roche pour giredestrant, un traitement oral expérimental, en association avec everolimus, pour le traitement des patientes adultes atteintes d’un cancer du sein localement avancé ou métastatique, positif aux récepteurs des œstrogènes, négatif au récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2), avec mutation ESR1, après une récidive ou une progression sous un schéma antérieur à base d’endocrinothérapie. La FDA devrait rendre sa décision d’autorisation d’ici le 18 décembre 2026.
Giredestrant plus everolimus pourrait devenir la première et la seule association orale d’un dégradeur sélectif des récepteurs des œstrogènes (SERD) approuvée après un traitement par inhibiteur de la cycline-dépendante kinase (CDK)4/6.
L’acceptation du dossier repose sur les résultats de l’étude de phase III evERA Breast Cancer, qui ont montré que giredestrant plus everolimus réduisait le risque de progression de la maladie ou de décès de 44% et 62% dans les populations en intention de traiter (ITT) et avec mutation ESR1, respectivement, par rapport à l’endocrinothérapie de référence plus everolimus. Dans la population avec mutation ESR1, la survie sans progression (PFS) médiane était de 9.99 mois, contre 5.45 mois dans les bras giredestrant et comparateur, respectivement (hazard ratio [HR] stratifié=0.38, IC à 95%: 0.27-0.54, p-value=<0.0001). Dans la population ITT, la PFS médiane était de 8.77 mois, contre 5.49 mois dans les bras giredestrant et comparateur, respectivement (HR=0.56, IC à 95%: 0.44-0.71, p-value=<0.0001).
Les données de survie globale (OS) n’étaient pas matures au moment de l’analyse, mais une tendance positive nette a été observée dans les populations ITT (HR=0.69, IC à 95%: 0.47-1.00, p-value=0.0473) et avec mutation ESR1 (HR=0.62, IC à 95%: 0.38-1.02, p-value=0.0566). Le suivi de l’OS se poursuivra jusqu’à la prochaine analyse.
Les événements indésirables associés à l’association comprenant giredestrant étaient gérables et cohérents avec les profils de sécurité connus des médicaments pris individuellement. Aucun signal de sécurité inattendu n’a été observé, notamment aucune photopsie.
Les données d’evERA sont utilisées pour appuyer des dépôts de dossiers auprès d’autres autorités sanitaires dans le monde.
Le cancer du sein ER-positif représente environ 70% des cas de cancer du sein. La résistance aux endocrinothérapies, en particulier après un inhibiteur de CDK, augmente le risque de progression de la maladie et est associée à un pronostic défavorable. Les associations orales, telles que giredestrant plus everolimus, pourraient répondre à ce besoin en ciblant deux voies de signalisation différentes, tout en contribuant à minimiser l’impact du traitement sur la vie des personnes, sans recourir à des injections.
evERA a constitué la première lecture positive de phase III pour giredestrant, suivie de lidERA Breast Cancer dans le contexte des stades précoces. La justification scientifique de lidERA s’appuyait sur des résultats antérieurs en situation néoadjuvante, notamment l’essai coopERA, qui a montré que giredestrant était supérieur à un inhibiteur de l’aromatase pour réduire la division des cellules malignes (niveaux de Ki67). Cet ensemble de données croissant souligne le potentiel de giredestrant à devenir un nouveau standard de soins d’endocrinothérapie dans le cancer du sein ER-positif, aux stades précoces comme aux stades avancés. Dans les semaines à venir, Roche soumettra aux autorités sanitaires du monde entier, dont la FDA, les données de phase III de lidERA sur giredestrant dans le cancer du sein au stade précoce. Les résultats de persevERA en première ligne du cancer du sein ER-positif sont attendus au cours du premier semestre de cette année, ce qui apportera des preuves supplémentaires concernant giredestrant dans le paradigme thérapeutique du cancer du sein ER-positif.