Les études sur le cancer du pancréas et l’obésité montrent le potentiel du namodenoson de Can-Fite
Le candidat-médicament namodenoson de Can-Fite BioPharma a atteint son critère d’évaluation principal dans une étude de Phase 2a chez des patients atteints d’un cancer du pancréas prétraités, avec une amélioration significative de la survie globale et un profil de sécurité favorable. Parallèlement, une étude préclinique évaluée par les pairs publiée dans l’International Journal of Obesity met en évidence un effet anti-obésité, notamment une réduction significative de la prise de poids dans un modèle murin sous régime riche en graisses.
Can-Fite BioPharma Ltd. (NYSE American: CANF) a annoncé que son candidat-médicament namodenoson avait atteint avec succès le critère d’évaluation principal dans une étude de Phase 2a chez des patients atteints d’un cancer du pancréas prétraités. Les résultats de l’étude de Phase 2a ont indiqué que le namodenoson avait démontré une amélioration significative de la survie globale chez les patients. Le traitement a été bien toléré, avec un profil de sécurité favorable.
Les critères d’évaluation secondaires comprenaient la survie globale (OS) et la survie sans progression (PFS). Le suivi de la survie est toujours en cours, avec 1/3 des patients actuellement en vie au moment de la clôture des données. À mesure que le suivi se poursuit, les résultats de survie devraient gagner en maturité et seront annoncés lors de prochaines réunions scientifiques.
Can-Fite a terminé l’inclusion des patients dans son essai clinique de Phase 2a sur le namodenoson dans le cancer du pancréas en janvier. Les premières données d’efficacité (topline) sont attendues au troisième trimestre 2026.
La société a également annoncé la publication d’une étude évaluée par les pairs dans l’International Journal of Obesity, mettant en évidence l’effet anti-obésité du namodenoson. L’article, intitulé "The anti-obesity effect of namodenoson, an A3 adenosine receptor agonist", est désormais disponible en ligne en accès libre (Open Access).
L’étude a évalué les effets du namodenoson dans des adipocytes (cellules graisseuses 3T3-L1) in vitro et dans un modèle murin d’obésité induite par un régime riche en graisses. La publication rapporte que le namodenoson a significativement inhibé la prolifération des adipocytes et l’accumulation de gouttelettes lipidiques de manière dose-dépendante. Dans le modèle de régime riche en graisses, l’administration orale quotidienne de namodenoson pendant quatre semaines a entraîné une réduction statistiquement significative de la prise de poids par rapport aux témoins traités par placebo.
Sur le plan mécanistique, il a été montré que le namodenoson modulait des voies moléculaires clés impliquées dans l’adipogenèse et l’inflammation. Le traitement a augmenté l’adiponectine, une hormone associée à une meilleure régulation métabolique, et a supprimé les voies de signalisation PI3K, NF-κB, Akt et Wnt/β-catenin, suggérant un mécanisme métabolique multi-voies.
Ces résultats concordent avec des données déjà rapportées d’une étude clinique de Phase IIa chez des patients atteints de stéatohépatite associée à un dysfonctionnement métabolique (MASH), dans laquelle un traitement par namodenoson pendant trois mois était associé à des diminutions de la graisse hépatique et du poids corporel. Une étude de Phase IIb dans la MASH est actuellement en cours d’inclusion et est conçue pour évaluer les effets sur l’inflammation, la fibrose, la stéatose et le poids corporel.
En février, Can-Fite BioPharma a obtenu un brevet canadien couvrant l’utilisation du namodenoson pour réduire la masse grasse et le poids corporel, assurant une protection de propriété intellectuelle en tant que thérapie anti-obésité. La société a rapporté qu’un patient présentant une cirrhose hépatique avancée et décompensée, traité par namodenoson, a ensuite bénéficié avec succès d’une transplantation hépatique.
Le namodenoson est une petite molécule administrable par voie orale, qui se lie avec une forte affinité et une grande sélectivité au récepteur A3 de l’adénosine (A3AR). Le namodenoson est actuellement évalué dans un essai pivot de Phase III dans le cancer du foie avancé, un essai de Phase IIb pour le traitement de la stéatohépatite associée à un dysfonctionnement métabolique (MASH), et dans une étude de Phase IIa dans le cancer du pancréas. A3AR est fortement exprimé dans les cellules malades, alors qu’une faible expression est observée dans les cellules normales. Cette expression différentielle pourrait être l’un des facteurs importants expliquant l’excellent profil de sécurité du médicament.
Le namodenoson a montré un profil de sécurité favorable dans l’ensemble des études précliniques et cliniques et est protégé par un large portefeuille de brevets. Le marché mondial des traitements de l’obésité devrait atteindre 60,5 milliards de dollars d’ici 2030, avec un taux de croissance annuel composé (CAGR) d’environ 22%, porté par l’augmentation de la prévalence de la maladie et la demande de thérapies orales sûres et efficaces.
En plus des résultats positifs de l’essai, Can-Fite se concentre également sur l’élargissement de ses essais cliniques afin d’explorer davantage l’efficacité du médicament dans le cancer du foie avancé.