Un essai de phase 3 pour la SLA est lancé avec le pridopidine, tandis que l'IA identifie des médicaments prometteurs
Un essai clinique de phase 3 évalue le pridopidine comme traitement potentiel de la SLA, tandis que l'IA a identifié 18 médicaments approuvés par la FDA pouvant prolonger la survie. Des études distinctes ont trouvé une combinaison prometteuse de trois médicaments pour la SLA sporadique.
Un essai clinique de phase 3 a été lancé pour évaluer le médicament expérimental pridopidine comme traitement potentiel de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), tandis que des recherches distinctes utilisant l'intelligence artificielle ont identifié des médicaments déjà approuvés par la FDA qui pourraient prolonger la survie des patients. L'étude PREVAiLS, considérée comme le seul essai de phase 3 pour la SLA actuellement en recrutement, a inscrit son premier participant et vise à évaluer l'innocuité et l'efficacité du pridopidine pour ralentir la progression de la maladie chez les patients précoces à évolution rapide.
L'essai clinique mondial inclura 500 participants dans jusqu'à 60 centres de traitement de la SLA dans 13 pays. Le pridopidine est un agoniste du récepteur sigma-1 (S1R), qui s'est avéré jouer un rôle dans la stimulation de multiples voies neuroprotectrices altérées dans les maladies neurodégénératives comme la SLA et la maladie de Huntington. Cette étude de phase 3 fait suite aux résultats de l'essai de phase 2 HEALEY ALS Platform Trial en 2023, qui n'a pas atteint son objectif principal de ralentir la fonction motrice dans la SLA sur 24 semaines, mais a montré des résultats positifs dans un sous-groupe de patients à un stade précoce de la maladie et en déclin rapide.
Dans l'essai HEALEY, le médicament a été généralement bien toléré, avec un profil d'innocuité similaire au placebo. Les événements indésirables les plus fréquents étaient les chutes et la faiblesse musculaire, qui se chevauchent avec les symptômes de la SLA. La phase 3 intègre les "enseignements clés" de la phase 2 et devrait déterminer si le pridopidine est efficace comme traitement potentiel de la maladie.
Parallèlement, des chercheurs ont utilisé l'intelligence artificielle pour identifier 18 médicaments approuvés par la FDA qui pourraient potentiellement améliorer les résultats pour les personnes atteintes de SLA. L'étude a analysé les dossiers médicaux de plus de 11 000 patients atteints de SLA du Département américain des Anciens Combattants entre 2009 et 2020 et a identifié trois classes de médicaments existants - les statines, les phosphodiestérases de type 5 et les alpha-bloquants - qui ont montré une association positive avec une survie plus longue chez les patients atteints de SLA. L'étude a été publiée dans la revue médicale The Lancet en mars 2026.
Dans un autre développement, des scientifiques ont trouvé une combinaison prometteuse de trois médicaments pour la SLA sporadique en utilisant de nouveaux modèles cellulaires développés récemment. La combinaison comprend le riluzole (déjà approuvé pour la SLA sous les noms Tiglutik et génériques), le baricitinib et la mémantine. Les chercheurs ont créé des modèles cellulaires à partir de motoneurones dérivés de personnes atteintes de SLA sporadique et ont testé 107 médicaments précédemment évalués dans des essais cliniques pour la SLA. L'étude, publiée dans la revue Nature Neuroscience, a révélé que presque tous les médicaments testés (97%) n'ont pas amélioré la santé des motoneurones, mais la combinaison de trois médicaments a démontré une efficacité.
La SLA est une maladie progressive dans laquelle le cerveau perd la connexion avec les muscles, privant progressivement une personne de sa capacité à marcher, parler, manger, s'habiller, écrire, avaler et, finalement, respirer. La maladie s'avère généralement fatale dans les 3 à 5 ans suivant le diagnostic, avec environ 20% des patients vivant cinq ans ou plus. Le diagnostic survient généralement entre 40 et 70 ans, et bien que la maladie affecte les motoneurones contrôlant les mouvements volontaires, les cinq sens, les muscles oculaires et le contrôle de la vessie ne sont pas affectés.
Les connaissances acquises grâce à l'essai de phase 3 seront cruciales pour déterminer si les signaux précoces de la phase 2 se traduisent par des bénéfices significatifs et cohérents pour les personnes atteintes de SLA précoce à évolution rapide. Les chercheurs ont souligné que des tests supplémentaires sur des ensembles de données plus larges seront nécessaires pour confirmer les résultats de l'IA, et que des essais cliniques sur les médicaments identifiés constituent l'étape suivante pour déterminer s'ils peuvent véritablement prolonger la survie des patients atteints de SLA.