Auditions budgétaires du HHS, examen de la fraude à Medicare et réforme des PBM au programme de la semaine de politique de santé aux États-Unis
Cette semaine, la politique de santé américaine a été marquée par les auditions budgétaires de l’exercice 2027 du HHS, un examen de la fraude à Medicare à la Chambre des représentants et une discussion bipartisane sur la réforme des PBM. Le président Trump a aussi signé un décret sur les traitements des maladies mentales, tandis que CMS et la FDA ont annoncé la voie RAPID.
L’actualité de la politique de santé américaine cette semaine a été marquée par la poursuite des auditions sur la demande budgétaire pour l’exercice 2027 du Department of Health and Human Services, une audition de la House Ways and Means Committee sur la fraude à Medicare, ainsi qu’une discussion bipartisane sur la réforme des gestionnaires de prestations pharmaceutiques. Le président Trump a également signé un décret visant à accélérer les traitements des maladies mentales, tandis que CMS et la FDA ont annoncé la voie RAPID, une nouvelle voie de couverture pour les dispositifs innovants qui remplacera la voie Transitional Coverage for Emerging Technologies.
Le secrétaire du HHS, Kennedy, a témoigné cette semaine devant quatre commissions du Congrès, portant à sept le nombre total d’auditions budgétaires du HHS depuis le 16 avril 2026. Son témoignage a mis en avant le travail du département sur les maladies chroniques, la tarification des médicaments selon la clause de la nation la plus favorisée et la nutrition.
Devant la House Energy and Commerce Subcommittee on Health, les démocrates ont critiqué la réponse du secrétaire Kennedy à l’épidémie de rougeole, sa position sur les vaccins, les coupes massives dans Medicaid et la suppression proposée de programmes au sein du HHS. Les républicains ont mis en avant les efforts de l’administration pour prévenir la fraude, améliorer l’état de santé de la population américaine et accroître la transparence. Démocrates et républicains ont tous deux soutenu la poursuite d’un financement solide de la recherche biomédicale au National Institutes of Health.
Devant la Senate Appropriations Subcommittee on Labor, HHS, Education, and Related Agencies, les démocrates ont exprimé des inquiétudes au sujet des commentaires du secrétaire Kennedy sur les vaccins, l’accès à l’avortement et les réductions du financement de la recherche pour certaines populations. Les républicains ont soutenu la promotion par le secrétaire Kennedy des aliments non transformés, ont fait part de leurs préoccupations concernant les effets de la santé mentale que les réseaux sociaux peuvent avoir sur les jeunes, et ont cherché des moyens de promouvoir l’intégrité des programmes dans le cadre du programme 340B. Démocrates et républicains ont exhorté le secrétaire Kennedy à poursuivre le financement du NIH, en soulignant son rôle essentiel dans la recherche sur les maladies chroniques et leur guérison.
Devant la Senate Finance Committee, les démocrates ont critiqué la réponse du secrétaire Kennedy à l’épidémie de rougeole et ses déclarations antérieures sur les vaccins, et ont demandé de la transparence concernant les accords conclus entre l’administration et les entreprises pharmaceutiques. Les républicains ont soutenu le travail de l’administration visant à réduire la fraude, à accroître la transparence et à répondre aux menaces sanitaires émergentes.
Devant la Senate Health, Education, Labor, and Pensions Committee, les démocrates et le président de la commission ont critiqué la position du secrétaire Kennedy sur les vaccins et souligné l’importance de maintenir le financement du NIH. Les républicains ont exprimé leur soutien au Rural Health Transformation Program, ont exhorté le secrétaire Kennedy à adopter une position plus ferme sur l’avortement et ont insisté sur la nécessité pour la FDA de disposer de ressources suffisantes afin de mettre efficacement sur le marché des traitements innovants.
Lors de l’audition de la House Ways and Means Committee sur la fraude à Medicare, les démocrates ont insisté sur l’importance d’un contrôle rigoureux du programme, exprimant leur inquiétude quant au fait que les réductions budgétaires et d’effectifs touchant les inspecteurs généraux ont affaibli la prévention de la fraude à Medicare. Les républicains ont appelé à abandonner l’ancien modèle « pay-and-chase » en modernisant les capacités de détection de la fraude de CMS grâce à des analyses avancées de données et à l’intelligence artificielle, et en renforçant la vérification de l’éligibilité avant que les paiements ne soient effectués. Les témoins ont proposé des solutions pour améliorer la supervision du programme au niveau des États, notamment en tirant parti de la technologie, en intensifiant le dépistage dans les zones géographiques à haut risque et en créant une voie fédérale pour mieux harmoniser les données sur la fraude.
Le même jour, le Government Accountability Office a publié un rapport sur l’utilisation par CMS de l’analyse de données relatives aux demandes de remboursement dans le Medicare traditionnel afin d’identifier des schémas indicatifs de fraude. Le rapport indique que CMS a commencé à partager des informations sur les suspensions de paiements aux prestataires Medicare avec les payeurs complémentaires en décembre 2025. Le GAO a déclaré que l’absence antérieure de partage d’informations avait conduit certains payeurs complémentaires à prendre en charge la quote-part des bénéficiaires sur des demandes potentiellement frauduleuses.
Devant la House Education and Workforce Subcommittee on Health, Employment, Labor, and Pensions, un consensus bipartite s’est dégagé sur la nécessité de poursuivre la réforme des PBM. Les démocrates ont exprimé leurs inquiétudes quant au fait que les PBM pourraient exploiter les consommateurs au moyen de frais cachés, de spread pricing et de rétrocommissions.