L’agence canadienne du médicament déconseille la couverture publique de lecanemab contre la maladie d’Alzheimer

L’agence canadienne du médicament a publié un projet de recommandation déconseillant la prise en charge par les régimes publics de lecanemab, traitement de la maladie d’Alzheimer approuvé de façon conditionnelle par Health Canada en octobre 2025. Malgré des essais cliniques montrant un ralentissement du déclin cognitif, l’agence invoque principalement des préoccupations de coût et les exigences de surveillance.

Les régimes publics d’assurance-médicaments ne devraient pas couvrir lecanemab, un médicament destiné à ralentir la maladie d’Alzheimer à un stade précoce, a déclaré jeudi l’agence canadienne du médicament dans un projet de recommandation. La décision fera l’objet d’une période de commentaires jusqu’au 5 mars avant une recommandation finale.

Lecanemab, commercialisé sous le nom de marque Leqembi, coûte près de 30 000 $ par an pour un patient moyen. Health Canada a approuvé le médicament en octobre 2025 dans le cadre d’une autorisation conditionnelle. Le médicament est approuvé pour traiter le trouble cognitif léger et la maladie d’Alzheimer à un stade précoce.

Lecanemab est un anticorps fabriqué en laboratoire, administré par perfusion intraveineuse deux fois par mois. Il cible l’accumulation de plaques amyloïdes dans le cerveau, une caractéristique de la maladie d’Alzheimer. Le médicament n’est pas un remède et ne peut pas inverser la maladie ni restaurer les souvenirs perdus.

L’essai clinique du fabricant qui a conduit à l’approbation du médicament dans plus de 50 pays a montré qu’il ralentissait le déclin cognitif et fonctionnel de 27 % par rapport à un placebo sur 18 mois. Lecanemab représente la première thérapie modificatrice de la maladie entièrement approuvée par la FDA identifiée en deux décennies.

On estime que 772 000 Canadiens sont atteints de démence, qui endommage lentement la mémoire et les capacités de réflexion. La maladie d’Alzheimer est la forme la plus courante de démence.

Les patients doivent présenter une présence documentée de plaques amyloïdes dans le cerveau. Ils doivent également effectuer des tests pour des variants génétiques associés à des effets indésirables, pouvant inclure des micro-hémorragies rares mais graves et un œdème cérébral. Le nouveau traitement n’est disponible que pour les patients ayant une seule copie, ou aucune, d’un variant génétique appelé APOE4.

Toute personne prenant le médicament doit faire l’objet d’une surveillance continue, généralement au moyen de TEP (PET) ou d’IRM, afin d’en garantir la sécurité et l’efficacité.

En décembre 2025, l’agence québécoise équivalente a rejeté l’inscription de lecanemab. En 2024, le National Institute for Health and Care Excellence (NICE) britannique a conclu que les bénéfices de lecanemab étaient trop faibles pour justifier le coût, pour le système de santé financé par des fonds publics, de la fourniture du traitement, y compris l’administration du médicament et la surveillance des effets indésirables.

Au total, 10 médicaments thérapeutiques ont été approuvés par la FDA ou d’autres agences de réglementation des médicaments au 15 août 2025. Parmi eux, 9 ont été approuvés par la FDA et 1 a été approuvé en Chine. À noter que 40 % de tous les médicaments contre la maladie d’Alzheimer (AD) lancés ont été approuvés après 2020, marquant le passage d’une longue phase d’inactivité à une croissance rapide.

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References

  1. Innovation breakthrough in the Alzheimer's disease pharmaceutical industry | npj Drug Discovery · nature.com
  2. Canada's public drug plans shouldn't cover new Alzheimer's drug , agency says | CBC News · cbc.ca
  3. Public drug plans shouldn't cover new Alzheimer's drug , Canada's Drug Agency recommends · theglobeandmail.com