La chirurgie bariatrique recule de 46 % tandis que les prescriptions de médicaments anti-obésité GLP-1 grimpent à 24 % des adultes éligibles
Les interventions de chirurgie bariatrique ont reculé de 46,4 % depuis 2022, tandis que les prescriptions de semaglutide et de tirzepatide ont atteint 24,17 % des adultes éligibles au troisième trimestre 2025. Malgré cette progression, 75,8 % des patients éligibles ne reçoivent toujours ni traitement médicamenteux ni chirurgie.
L’adoption de la chirurgie bariatrique a diminué depuis le quatrième trimestre 2022, coïncidant avec une hausse des prescriptions de semaglutide et de tirzepatide chez les adultes souffrant d’obésité. Au troisième trimestre 2025, 24,17 % des adultes ayant un IMC de 40 kg/m2 ou plus sans comorbidité liée à l’obésité, ou un IMC de 35 kg/m2 ou plus avec une comorbidité liée à l’obésité, ont reçu une prescription de semaglutide ou de tirzepatide, tandis que 0,09 % de la population étudiée a subi une chirurgie bariatrique durant la même période.
Les données recueillies à partir de la base de données de dossiers médicaux électroniques Epic Cosmos ont identifié 31 684 807 adultes éligibles à une chirurgie bariatrique, à partir des constantes des patients et des codes diagnostiques (âge médian : 55 ans ; 60 % de femmes). Les actes de chirurgie bariatrique et les prescriptions de semaglutide et de tirzepatide ont été collectés du premier trimestre 2017 au troisième trimestre 2025.
Les prescriptions de semaglutide et de tirzepatide sont passées de 0,22 % au quatrième trimestre 2018 à un pic de 24,17 % au troisième trimestre 2025. La proportion d’adultes ayant eu recours à la chirurgie bariatrique a culminé à 0,17 % au quatrième trimestre 2022, avant de tomber à 0,11 % au quatrième trimestre 2024 et à 0,09 % au troisième trimestre 2025.
Du troisième trimestre 2022 au troisième trimestre 2025, le nombre d’interventions de chirurgie bariatrique a reculé de 46,4 %. Sur cette période, la gastrectomie longitudinale (sleeve gastrectomy) a diminué de 50,1 % et les interventions de bypass gastrique Roux-en-Y de 44,3 %.
Même avec l’augmentation des prescriptions de médicaments contre l’obésité, 75,8 % du groupe étudié ne recevait aucune pharmacothérapie ni aucun traitement chirurgical au troisième trimestre 2025.
Ces médicaments contiennent semaglutide et tirzepatide, qui sont des agonistes des récepteurs du GLP-1 réduisant la glycémie et l’appétit. Le semaglutide et le tirzepatide augmentent la sensation de satiété, améliorent la sensibilité à l’insuline et favorisent la perte de poids en diminuant la faim et en régulant l’appétit.
Le semaglutide peut permettre une perte de poids d’environ 16 %, et le tirzepatide peut dépasser 20 %, surtout lorsqu’il est associé à l’alimentation et à l’exercice. Les médicaments plus anciens, comme Orlistat, ne pouvaient réduire qu’environ 5 % du poids corporel sur plusieurs mois.
L’expiration du brevet du semaglutide en Inde le 20 mars 2026 marque un point d’inflexion pour le système de santé. Des versions génériques de ce médicament seront introduites à des coûts nettement inférieurs. Actuellement tarifés entre R8 000 et R11 000, ces médicaments devraient devenir plus abordables dans les mois à venir, le semaglutide tombant dans le domaine public, ce qui permettra l’entrée de génériques sur le marché et un élargissement de l’accès.
Selon un rapport de Business Standard, les ventes de thérapies amaigrissantes à base de GLP‑1 en Inde ont bondi d’environ 115 % en 2025 par rapport à l’année précédente, à mesure que de nouveaux médicaments, tels que Mounjaro et des variantes de semaglutide, ont gagné du terrain.
Les effets indésirables, tels que les nausées, vomissements, ballonnements et l’acidité, sont fréquents. Les patients ayant des antécédents de pancréatite, des triglycérides élevés ou un risque de cancer de la thyroïde peuvent être exposés à des complications graves. La disponibilité immédiate de ces médicaments en pharmacie a accru le risque d’usage inapproprié, nombre d’entre eux étant vendus sans ordonnance en violation de la réglementation.
À l’échelle mondiale, plus de 20 crore de personnes prennent désormais des médicaments GLP-1. En 2025, environ 21 crore d’hommes indiens et 23 crore de femmes indiennes sont obèses, soit un tiers de la population indienne, selon la National Family Health Survey (NFHS-5, 2019-21).