Un agoniste du récepteur GLP-1 montre une protection articulaire dans un modèle murin d’arthrose induite par l’obésité
Selon une étude publiée dans *Cell Metabolism*, semaglutide a réduit la progression de l’arthrose chez des souris obèses via une reprogrammation métabolique des chondrocytes. L’effet protecteur articulaire était indépendant de la perte de poids et impliquait l’axe GLP-1R–AMPK–PFKFB3.
Une nouvelle étude montre que semaglutide atténue la progression de l’arthrose dans un modèle murin d’obésité, par des mécanismes indépendants de la perte de poids. Cette recherche, publiée dans Cell Metabolism, montre que cet agoniste du récepteur du peptide-1 de type glucagon (GLP-1) procure une protection articulaire via une reprogrammation métabolique des chondrocytes.
Les chercheurs ont nourri des souris avec un régime riche en graisses jusqu’à ce que leur poids corporel dépasse de plus de 20 % celui des témoins sous régime standard, puis ils ont réalisé une chirurgie de déstabilisation du ménisque médial afin d’induire une arthrose. Un groupe a ensuite reçu des injections hebdomadaires sous-cutanées de semaglutide. La sévérité de l’arthrose et l’efficacité du traitement ont été évaluées à l’aide d’imagerie par micro-CT, d’analyses histologiques et de tests comportementaux liés à la douleur entre 6 et 12 semaines après la chirurgie.
Les souris obèses traitées par semaglutide ont présenté une pathologie arthrosique réduite, avec notamment moins de dégénérescence du cartilage, de formation d’ostéophytes, d’anomalies synoviales et de sensibilité à la douleur par rapport aux témoins obèses non traités. Les bénéfices étaient indépendants de la perte de poids et provenaient plutôt d’une reprogrammation métabolique des chondrocytes via l’axe GLP-1R–AMPK–PFKFB3, favorisant la restauration du cartilage.
Bien que l’âge soit considéré comme le principal facteur de risque de l’arthrose, des données épidémiologiques et cliniques de plus en plus nombreuses indiquent que la dysfonction métabolique, en particulier la résistance à l’insuline, contribue également à l’apparition et à la progression de l’arthrose. Au cours des deux dernières décennies, les agonistes du récepteur du peptide-1 de type glucagon, tels que semaglutide, qui imitent la signalisation incrétine endogène, sont devenus largement utilisés pour traiter l’obésité et favoriser la perte de poids.
Ces travaux mettent en évidence l’effet potentiellement protecteur de semaglutide sur la santé articulaire, justifiant une validation clinique.