La FDA privilégie par défaut un seul essai pivot et actualise les normes de participation aux essais cliniques
La FDA a annoncé une nouvelle politique faisant d’un seul essai pivot robuste, complété par des preuves confirmatoires, l’exigence par défaut pour les autorisations, en remplacement de la norme historique des deux essais. L’agence a également finalisé ses recommandations visant à renforcer la participation aux essais cliniques, afin d’améliorer la diversité de l’inclusion et d’optimiser la conception des études.
La Food and Drug Administration a annoncé une nouvelle politique selon laquelle l’exigence par défaut pour les autorisations de la FDA sera un seul essai pivot robuste, étayé par des preuves confirmatoires, plutôt que deux essais. La politique a été publiée en ligne le 18 février 2026, dans le numéro du 19 février 2026.
Depuis 1997, la Food and Drug Administration conserve l’autorité statutaire d’accorder des autorisations de mise sur le marché sur la base d’un seul essai. La nouvelle politique fait officiellement évoluer la norme par défaut en s’éloignant de l’exigence de deux essais, qui a historiquement constitué la référence.
Par ailleurs, le 15 décembre 2025, la Food and Drug Administration a finalisé ses recommandations (guidance) sur Enhancing Participation in Clinical Trials, actualisant formellement les attentes en matière d’inclusion (enrollment) et de conception des essais. Si des progrès ont été réalisés depuis la version préliminaire de 2020, de nombreuses lacunes persistent chez les populations minoritaires, les personnes âgées et les patients présentant des comorbidités.
Afin de favoriser l’inclusion d’une population d’essai représentative, la FDA appelle les promoteurs à élargir les critères d’éligibilité. En supprimant les exclusions dépourvues de justification scientifique ou de sécurité claire, l’étude peut évaluer un éventail plus large de caractéristiques susceptibles d’influencer la sécurité du médicament. Des critères d’inclusion excessivement restrictifs sont de plus en plus associés à une généralisabilité limitée, à une réduction des possibilités d’extension d’indication au niveau de l’étiquetage (label), à une confiance affaiblie des payeurs et des cliniciens, et à une validité externe moindre des résultats d’essai.
La FDA reconnaît que certaines exclusions sont appropriées pour protéger des groupes de patients vulnérables, mais recommande de réévaluer les critères aux stades ultérieurs du développement du médicament, à mesure que l’expérience de sécurité s’accroît.
Poursuivre la réduction de la charge de participation grâce aux évaluations à distance et à des éléments d’essai décentralisés ou hybrides est essentiel pour améliorer l’inclusion et la rétention. Offrir davantage de flexibilité dans les fenêtres de visite ou diminuer la fréquence des visites d’étude peut également répondre aux défis de recrutement en améliorant l’accessibilité.
Pour atteindre des populations historiquement sous-représentées dans la recherche clinique, le recrutement communautaire et l’engagement des patients sont nécessaires. Réduire la méfiance à l’égard de la recherche médicale requiert une démarche de sensibilisation intentionnelle via des filières d’orientation (referral pathways) telles que les soignants de proximité, les groupes de défense des patients, les leaders communautaires ou les organisations confessionnelles.
Les essais dans les maladies rares nécessitent des stratégies d’inclusion adaptées en raison de populations limitées et d’une dispersion géographique, et la communication avec les associations de patients est essentielle pour comprendre les besoins des participants. Pour des considérations éthiques liées à l’accès, il est recommandé de réinclure des participants d’essais de phases précoces dans des essais randomisés de phases ultérieures ainsi que dans des études d’extension en ouvert (open-label extension studies) avec des critères d’inclusion plus larges.
Les études qui sous-représentent les populations visées par l’usage prévu aboutissent souvent à des indications plus étroites et à un étiquetage plus conservateur. L’absence de données de sécurité suffisantes augmente la probabilité d’exigences post-commercialisation et d’études supplémentaires. Des données incomplètes sur la sécurité et l’efficacité au sein de populations diverses peuvent retarder la confiance des médecins et l’adoption.