Une étude chez l’humain cartographie la voie des époxy-oxylipines qui aide à éteindre l’inflammation
Une étude chez l’humain a montré que les époxy-oxylipines aident à réguler l’inflammation et que GSK2256294 augmente ces molécules, accélère la diminution de la douleur et réduit les monocytes intermédiaires. Ces résultats cartographient l’activité des époxy-oxylipines chez l’humain au cours de l’inflammation.
Des chercheurs ont identifié un processus biologique qui aide l’organisme à stopper l’inflammation lorsqu’elle n’est plus nécessaire. L’étude, publiée dans Nature Communications, a montré que de petites molécules lipidiques appelées époxy-oxylipines agissent comme des régulateurs naturels de la réponse immunitaire. L’utilisation de GSK2256294 pour bloquer l’époxyde hydrolase soluble a augmenté les taux d’époxy-oxylipines, accéléré la diminution de la douleur et réduit les niveaux de monocytes intermédiaires dans le sang et les tissus.
Les chercheurs ont mené une expérience soigneusement contrôlée chez des volontaires sains ayant reçu une petite injection de bactéries E. coli tuées par UV dans l’avant-bras. Cela a déclenché une réponse inflammatoire temporaire, comprenant douleur, rougeur, chaleur et gonflement. Les volontaires ont été répartis en un bras prophylactique et un bras thérapeutique.
Dans le bras prophylactique, 24 volontaires ont participé ; 12 ont reçu le médicament et 12 un placebo 2 heures avant le début de l’inflammation. Dans le bras thérapeutique, 24 autres volontaires ; 12 traités et 12 ayant reçu un placebo ; ont reçu le médicament 4 heures après le début de l’inflammation.
Dans les deux groupes, le blocage de l’époxyde hydrolase soluble a augmenté les taux d’époxy-oxylipines. Les participants ayant reçu le médicament ont connu une résolution plus rapide de la douleur et présentaient des niveaux significativement plus faibles de monocytes intermédiaires, des cellules immunitaires liées à l’inflammation chronique et à la maladie. Le médicament n’a pas modifié de manière notable les symptômes visibles comme la rougeur ou le gonflement.
Des investigations plus approfondies ont montré qu’une époxy-oxylipine spécifique, 12,13-EpOME, agit en supprimant p38 MAPK, une voie de signalisation protéique qui entraîne la transformation des monocytes. Des expériences en laboratoire et des tests supplémentaires chez des volontaires ayant reçu un médicament bloquant p38 ont confirmé ce mécanisme.
Les scientifiques ont choisi d’étudier les époxy-oxylipines parce que des travaux antérieurs chez l’animal suggéraient qu’elles peuvent réduire l’inflammation et la douleur, mais leur rôle dans la biologie humaine n’avait pas été clairement défini. L’étude a décrit ces travaux comme les premiers à cartographier l’activité des époxy-oxylipines chez l’humain pendant l’inflammation et a indiqué que ces résultats ouvrent la possibilité d’essais cliniques visant à déterminer si l’augmentation de ces molécules lipidiques protectrices pourrait aider à traiter les poussées de maladies inflammatoires chroniques.