Un essai de phase 2 montre que le PET/TDM au 64Cu-SAR-bisPSMA double la détection des lésions du cancer de la prostate par rapport au 68Ga-PSMA-11
L’essai Co-PSMA de phase 2 a montré que le PET/TDM au 64Cu-SAR-bisPSMA a détecté 63 lésions du cancer de la prostate, contre 24 avec le 68Ga-PSMA-11, avec 78 % d’examens positifs contre 36 %. Les résultats ont modifié la stratégie de prise en charge prévue chez 44 % des patients.
Un essai comparatif direct de phase 2 a montré que le PET/TDM au 64Cu-SAR-bisPSMA a plus que doublé la détection des lésions du cancer de la prostate par rapport au PET/TDM au 68Ga-PSMA-11 chez des patients présentant une récidive biologique du cancer de la prostate. Les résultats de l’imagerie ont modifié la prise en charge initialement prévue chez 44 % des patients.
L’essai Co-PSMA (NCT06907641) a inclus 50 patients présentant une récidive biologique et candidats à un traitement de rattrapage à visée curative. Les patients étaient éligibles s’ils avaient subi une prostatectomie radicale sans traitement de rattrapage et présentaient un taux d’antigène spécifique de la prostate compris entre 0,2 et 0,75 ng/mL. Les participants ont bénéficié d’un PET/TDM au 68Ga-PSMA-11, suivi d’un PET/TDM au 64Cu-SAR-bisPSMA dans les 3 semaines, avec une imagerie au 64Cu à 1 heure puis à 24 heures après l’injection sur la même caméra PET numérique. Le critère d’évaluation principal était la différence du nombre moyen de lésions par patient.
Le PET/TDM au 64Cu-SAR-bisPSMA a détecté en moyenne 1,26 lésion de cancer de la prostate par patient, contre 0,48 avec le 68Ga-PSMA-11 (différence : 0,78 ; IC à 95 % : 0,52 à 1,04 ; ratio : 2,63 ; IC à 95 % : 1,64 à 4,20 ; P < .0001). Chez l’ensemble des participants, l’imagerie réalisée le lendemain avec le 64Cu-SAR-bisPSMA a révélé 63 lésions, tandis que le 68Ga-PSMA-11 en a détecté 24.
Au niveau individuel, 78 % (39 sur 50) des patients avaient un examen positif avec l’imagerie du lendemain au 64Cu-SAR-bisPSMA, contre 36 % (18 sur 50) avec le 68Ga-PSMA-11. Chez les patients disposant d’un standard de vérité évaluable (n = 28), le taux de vrais positifs était de 75 % (21 sur 28) avec le 64Cu-SAR-bisPSMA, contre 39 % (11 sur 28) avec le 68Ga-PSMA-11.
L’étude a été dirigée par la Pr Louise Emmett au St Vincent's Hospital Sydney. Les résultats détaillés de l’étude Co-PSMA seront présentés lors du congrès 2026 de l’European Association of Urology, qui se tiendra à Londres, au Royaume-Uni, en mars 2026.
Les résultats de Co-PSMA s’appuient sur des données antérieures de l’essai COBRA de phase 1/2 (NCT05249127), qui avaient montré que le 64Cu-SAR-bisPSMA identifiait davantage de lésions du cancer de la prostate et un plus grand nombre de patients avec un examen positif par rapport aux agents PSMA-PET de référence dans le contexte de la récidive biologique.