Pittsburgh présente ses infrastructures de biotechnologie à la Commission de sécurité nationale

La U.S. National Security Commission on Emerging Biotechnology a visité Pittsburgh dans le cadre d’une tournée nationale des pôles de biotechnologie, mettant en avant des infrastructures de recherche de pointe. Parmi elles figuraient l’AI Science Foundry de Carnegie Mellon University et le bâtiment **BioForge** de la University of Pittsburgh, appelé à soutenir la production de thérapies avancées.

Carnegie Mellon University et la University of Pittsburgh ont offert jeudi un rare aperçu de deux infrastructures de recherche de pointe lors d’une présentation destinée à la U.S. National Security Commission on Emerging Biotechnology. Le Congrès a créé la commission en 2022 afin d’analyser les implications, pour la sécurité nationale, de nouvelles biotechnologies, qui manipulent des cellules et du matériel génétique pour favoriser des avancées en médecine, en agriculture et en sciences de l’environnement.

Pittsburgh constitue la dernière étape de sa tournée nationale des pôles de biotechnologie, illustrant la force de la ville dans le secteur des hautes technologies. Cette réputation pourrait placer Pittsburgh en tête de liste si le Congrès suit la recommandation formulée en avril par la commission d’investir 15 milliards de dollars dans les biotechnologies à l’échelle nationale.

L’une des installations visitées jeudi est opérationnelle depuis 2024 : l’AI Science Foundry de Carnegie Mellon University, un site de 50 millions de dollars situé dans le quartier de Larimer à Pittsburgh, à côté de Bakery Square le long de Penn Avenue. Le laboratoire a tous les attributs traditionnels : murs d’un blanc immaculé, éclairage fluorescent et machines coûteuses. Mais il reflète une nouvelle vision de ce à quoi peut ressembler la science lorsqu’elle est portée par l’intelligence artificielle.

Ce « cloud lab » peut réaliser des expériences autonomes et même être contrôlé depuis l’autre bout du monde. Un projet de loi bipartisan relierait six « cloud labs » à travers le pays — dont celui de Pittsburgh — au sein d’un réseau national, témoignant de leur popularité croissante comme moyen d’accélérer la découverte scientifique.

Malgré son caractère autonome, l’AI Science Foundry nécessite toujours une présence humaine sur site. Plusieurs chercheurs étaient à pied d’œuvre jeudi, dont Bingda Li, doctorant en quatrième année et cofondateur de la start-up Whelix. Li peut confier, un vendredi après-midi, une tâche à sa machine robotisée de culture cellulaire, pilotée par l’IA et presque entièrement fabriquée sur mesure. Lorsqu’il revient le lundi matin, les analyses sont terminées sans aucune intervention humaine.

Le bâtiment BioForge de Pitt, d’une superficie de 185,000 pieds carrés, à Hazelwood — autre étape de l’événement de jeudi — est encore loin d’être opérationnel. La construction devrait s’achever au cours de l’été, mais les scientifiques du locataire principal ElevateBio ne commenceront la fabrication de thérapies cellulaires et géniques, ainsi que de traitements et vaccins à base d’ARNm, qu’au début de l’année prochaine.

À l’heure actuelle, l’espace n’est qu’un ensemble de pièces vides. Un spectaculaire lustre en double hélice suspendu dans le hall laisse toutefois entrevoir le travail pionnier à venir. ElevateBio collaborera avec des entreprises de biotechnologie de toutes tailles afin de produire leurs médicaments à grande échelle.

Les activités de BioForge d’ElevateBio, implantées sur un site où Jones and Laughlin puis Ling-Tecmo-Vought (LTV) ont produit du coke métallurgique pendant des décennies, créeront plus de 170 emplois locaux à temps plein. L’entreprise dispose également d’une usine phare et de son siège social dans le Massachusetts, tandis que ses efforts de recherche et développement sont basés en Caroline du Nord.

La construction de l’installation BioForge, d’un montant de 250 millions de dollars, est principalement financée par une contribution de 120 millions de dollars de Pitt et une subvention de 100 millions de dollars de la Richard King Mellon Foundation. L’université emprunte également des fonds via un programme fédéral de crédit d’impôt.

Un commissaire a fait l’éloge de la coopération public-privé particulièrement dynamique de la ville dans les projets de haute technologie, soulignant que ces partenariats seront essentiels pour distancer la Chine — l’un des objectifs principaux à l’origine de la création de la commission.

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References

  1. Pitt, CMU offer inside glimpse of Pittsburgh's cutting-edge biotech hubs - TribLIVE Local · community.triblive.com
  2. Pittsburgh explores biotechnology and AI advancements - WTAE · wtae.com
  3. Pittsburgh explores biotechnology and AI advancements - YouTube · youtube.com