Les valeurs de la santé font face à des vents contraires réglementaires en 2026, tandis que le classement des capex met en lumière les écarts sectoriels
Les valeurs de la santé ont été présentées comme un secteur défensif confronté à des vents contraires sur les remboursements à l’horizon 2026, tandis que le classement des capex plaçait HCA Healthcare, Johnson & Johnson et Merck en tête. Les sources soulignaient aussi que les capex varient fortement entre prestataires de soins, fabricants de dispositifs et développeurs de médicaments.
Les valeurs de la santé désignent les entreprises du secteur de la santé qui fournissent des services médicaux, fabriquent des équipements ou des médicaments, et proposent des assurances santé. Historiquement, ce secteur est considéré comme « défensif » car la demande de soins de santé demeure relativement inélastique, quels que soient les cycles économiques. En janvier 2026, le secteur a toutefois fait face à des vents contraires, les Centers for Medicare and Medicaid Services ayant indiqué une hausse nette des remboursements de seulement 0,09 % pour 2027, nettement inférieure à la progression de 7,2 % des dépenses de santé observée en 2024.
Selon la norme Global Industry Classification Standard, le secteur de la santé se divise en deux grands groupes : Healthcare Equipment & Services et Pharmaceuticals, Biotechnology & Life Sciences. L’industrie comprend les produits pharmaceutiques et la biotechnologie, les dispositifs et équipements médicaux, les prestataires et services de santé, ainsi que les organismes de gestion des soins et les assureurs.
Les dépenses d’investissement (capex) dans la santé ont des significations très différentes selon les sous-secteurs. Les systèmes hospitaliers investissent massivement dans les bâtiments, les équipements d’imagerie et les plateformes de dossiers médicaux électroniques. Les fabricants de dispositifs et d’instruments financent les capacités de production et la validation réglementaire. Les développeurs de médicaments, dont le principal investissement porte sur la recherche plutôt que sur les installations physiques, ont des programmes de capex relativement modestes, car leur actif clé est la propriété intellectuelle protégée par des brevets, et non les usines qui fabriquent le produit.
Pour les prestataires de soins et les fabricants de dispositifs, des capex soutenus financent l’expansion des capacités et les gains de productivité qui se traduisent par de futurs revenus et marges. Pour les développeurs de médicaments, la ligne d’investissement la plus pertinente est la recherche et développement, qui est comptabilisée immédiatement en charges plutôt qu’immobilisée. Un classement fondé sur les capex mélange ces modèles et risque de favoriser artificiellement les prestataires à forte intensité capitalistique, tout en sous-estimant les dépenses d’innovation qui créent réellement de la valeur du côté pharmaceutique et biotechnologique du secteur.
Dans les derniers rapports annuels publiés, les principales entreprises de santé classées selon leurs dépenses d’investissement étaient HCA Healthcare avec 4,94 Md$, Johnson & Johnson avec 4,83 Md$, Merck & Co. avec 4,11 Md$, UnitedHealth Group avec 3,62 Md$ et CVS Health avec 2,83 Md$. Venaient ensuite AstraZeneca avec 2,81 Md$, Pfizer avec 2,63 Md$, Abbott Laboratories avec 2,17 Md$, ainsi que Medtronic et Amgen avec 1,86 Md$ chacune.
Investir dans les valeurs de la santé offre généralement une combinaison de stabilité et de croissance. Le secteur est porté par le vieillissement de la population mondiale et la prévalence des maladies chroniques. L’innovation, comme l’essor des médicaments amaigrissants GLP-1, agit comme un important catalyseur de croissance, tandis qu’une seule décision réglementaire peut modifier de façon significative la valorisation des sociétés de biotechnologie.
L’intervention des pouvoirs publics demeure le principal facteur de risque pour les valeurs de la santé. Des rapports récents indiquent que l’administration américaine cherche à réduire le coût des primes d’assurance, en mettant particulièrement l’accent sur les taux de remboursement de Medicare Advantage. Le processus d’approbation de la FDA reste également une étape critique, et le succès ou l’échec d’un essai clinique de phase 3 (Phase 3 clinical trial) peut souvent déterminer du jour au lendemain la capitalisation boursière d’une société de biotechnologie de taille intermédiaire.
Les investisseurs suivent souvent le secteur via des ETF tels que le Health Care Select Sector SPDR Fund (XLV), tandis que l’iShares Biotechnology ETF (IBB) offre une exposition plus ciblée à la biotechnologie. Les investisseurs évaluent généralement ces titres à l’aide des ratios cours/bénéfice (P/E), de la croissance organique des ventes et du rendement du dividende.