BioNTech enregistre une perte de 622,3 millions de dollars au T1 2026 alors que les dépenses en R&D oncologique grimpent
BioNTech a déclaré une perte nette de 622,3 millions de dollars au T1 2026, alors que les revenus ont chuté à 138,0 millions de dollars et que les dépenses de R&D ont augmenté à 651,6 millions de dollars. L'entreprise a élargi son pipeline oncologique avec cinq nouveaux essais pivots pour le pumitamig et a annoncé la sortie de sites de fabrication pour économiser 584,9 millions de dollars par an d'ici 2029.
BioNTech a déclaré une perte nette de 622,3 millions de dollars au premier trimestre 2026, alors que les revenus ont chuté à 138,0 millions de dollars et que les dépenses de recherche et développement ont augmenté à 651,6 millions de dollars. L'entreprise a également annoncé une consolidation de son empreinte manufacturière mondiale, un programme de rachat d'actions pouvant atteindre 1,0 milliard de dollars, et a réaffirmé ses prévisions de revenus pour l'ensemble de l'année 2026, de 2,3 à 2,6 milliards de dollars.
Les revenus ont diminué par rapport à 213,8 millions de dollars sur la même période un an plus tôt, principalement en raison de la baisse des ventes de vaccins contre la Covid‑19. « Nos revenus du premier trimestre reflètent la demande saisonnière pour les vaccins contre la Covid‑19 et sont conformes à nos attentes », a déclaré le directeur financier. La perte nette s'est creusée par rapport à 486,5 millions de dollars un an plus tôt, tandis que l'entreprise a maintenu une solide position de trésorerie de 19,6 milliards de dollars au 31 mars.
Les dépenses de recherche et développement sont passées de 614,9 millions de dollars à 651,6 millions de dollars, reflétant des dépenses plus élevées pour les programmes d'oncologie et de conjugués anticorps-médicaments, en particulier le pumitamig et le gotistobart, ainsi que les coûts des entités acquises en 2025, notamment BioNTech China et CureVac.
Le principal programme d'oncologie de BioNTech, le pumitamig, un immunomodulateur bispécifique combinant l'inhibition du point de contrôle PD‑L1 et la neutralisation du VEGF‑A, a progressé avec cinq nouveaux essais pivots lancés au premier trimestre. Ces essais couvrent le cancer du sein triple négatif de première ligne, le cancer colorectal stable microsatellite, le cancer gastrique et deux contextes de cancer du poumon non à petites cellules. Le gotistobart, un candidat ciblant le CTLA‑4, a montré un bénéfice cliniquement significatif en matière de survie globale dans le NSCLC épidermoïde lors du congrès européen du cancer du poumon en mars, et les données intermédiaires de la phase pivot de son essai de phase III sont attendues plus tard en 2026. « Au premier trimestre, nous avons réalisé des progrès substantiels dans l'exécution de notre stratégie d'oncologie, mis en évidence par les présentations de données de notre programme prioritaire pan-tumeur pumitamig ainsi que de notre portefeuille polyvalent de conjugués anticorps-médicaments », a déclaré le PDG.
BioNTech prévoit de cesser ses activités sur les sites de fabrication d'Idar‑Oberstein et de Marburg, en Allemagne, d'ici fin 2027, et à Singapour d'ici le premier trimestre 2027. Cette consolidation devrait générer environ 584,9 millions de dollars d'économies annuelles récurrentes d'ici 2029, qui seront redirigées vers l'avancement du pipeline d'oncologie vers la commercialisation. Des changements de direction sont également en cours, le PDG et co-fondateur devant quitter BioNTech d'ici fin 2026 pour diriger une nouvelle société indépendante axée sur les innovations en ARNm de nouvelle génération. Le conseil de surveillance mène une recherche de cadres pour leurs successeurs.