Jammu-et-Cachemire va élaborer une politique de biotechnologie pour exploiter le potentiel de la bioéconomie
Le Jammu-et-Cachemire prévoit d’élaborer une politique globale de biotechnologie afin de tirer parti de sa biodiversité et de ses plantes médicinales au service de la bioéconomie indienne en forte expansion. Deux Industrial Biotech Parks financés par le DBT, à Kathua et Handwara, soutenus par un investissement de Rs 84.66 crore, doivent devenir des pôles d’innovation et d’incubation.
Le gouvernement du Jammu-et-Cachemire s’apprête à élaborer une politique globale de biotechnologie afin de positionner le Territoire de l’Union comme un contributeur majeur à la bioéconomie indienne en pleine croissance. La politique proposée vise à bâtir des écosystèmes de biofabrication en s’appuyant sur la riche biodiversité du J&K, la richesse en plantes médicinales et la diversité de ses zones agroclimatiques.
Le Commissioner Secretary, Science and Technology, a présidé dimanche une réunion au cours de laquelle ont été examinés les constats de hauts responsables ayant effectué de nombreuses visites d’étude dans les principaux pôles de biotechnologie de l’Inde, notamment Genome Valley (Hyderabad), Guwahati Biotech Park, ainsi que des installations à Lucknow, Vizag et Chandigarh. La délégation a étudié les modèles opérationnels, les cadres d’incubation technologique et les liens industrie-université au sein de ces hubs. La réunion a également été informée des meilleures pratiques mondiales et des opportunités sectorielles propres au Jammu-et-Cachemire.
Le Commissioner Secretary a appelé à la formulation immédiate d’une politique globale de biotechnologie, reconnaissant que le Territoire de l’Union se situe à la confluence d’une richesse naturelle exceptionnelle et d’un potentiel scientifique encore inexploité. Avec plus de 6 500 espèces végétales, dont plus de 200 plantes médicinales et aromatiques à forte valeur ajoutée comme le safran, la lavande, les champignons sauvages, des herbes rares, ainsi que des zones climatiques uniques allant du Jammu subtropical au Cachemire alpin, la région dispose d’atouts intrinsèques qui restent sous-exploités dans la bioéconomie indienne en expansion rapide, estimée à USD 130 billion et appelée à atteindre USD 300 billion d’ici 2030 dans le cadre de la politique nationale BioE3 Policy.
La politique ciblera la biotechnologie agricole pour l’amélioration des cultures et la résilience climatique, la fabrication pharmaceutique en tirant parti de la riche biodiversité phytochimique du J&K, la transformation alimentaire et les nutraceutiques issus des productions horticoles, la biotechnologie laitière pour des innovations en matière de probiotiques, la production d’enzymes industrielles ainsi que la bioremédiation environnementale pour des plans d’eau tels que les lacs Dal et Wular. Le cadre politique s’alignera sur les atouts existants du J&K tout en créant de nouvelles chaînes de valeur dans la biofabrication, en allant au-delà de l’exportation de matières premières vers des produits biotechnologiques à forte marge.
Pour répondre au défi de l’emploi des jeunes, le Commissioner Secretary a proposé un programme de stages structuré pour les diplômés en biotechnologie issus des établissements locaux, créant des passerelles directes entre la formation académique et l’application industrielle. Cette initiative répond à l’écart entre les diplômés qualifiés et les opportunités pertinentes pour le secteur au sein du UT.
Le Department of Science and Technology met en œuvre deux Industrial Biotech Parks financés par le DBT à Kathua (région de Jammu) et à Handwara (région du Cachemire) — représentant un investissement combiné de l’Union de Rs 84.66 crore — en tant que Centres of Excellence in Industrial Biotechnology. Ces installations passeront du statut d’infrastructures à celui de pôles d’innovation actifs, soutenant l’incubation de startups, la commercialisation des technologies et la R&D en fermentation, technologie enzymatique, extraction de plantes et tests analytiques.
S’inspirant du modèle de partenariat public-privé de Genome Valley et du succès de l’incubation au Guwahati Biotech Park, qui compte 26 installations de laboratoire et des trajectoires d’accréditation NABL, la vision du DST inscrit l’écosystème biotechnologique du J&K dans un cadre de convergence plus large. Des partenariats avec SKUAST-Jammu et SKUAST-Kashmir, ainsi qu’avec les capacités de R&D pharmaceutique de CSIR-IIIM, fourniront l’infrastructure intellectuelle nécessaire pour traduire les savoirs autochtones en brevets, en produits et en prospérité.
Le Commissioner Secretary a souligné que la biotechnologie ne représente pas seulement un secteur de politique publique, mais une voie de transformation — convertissant la biodiversité du J&K en richesse biologique, ses institutions scientifiques en moteurs d’innovation et la jeunesse en une main-d’œuvre biotechnologique qualifiée, prête pour le siècle de la biofabrication en Inde.